Cadre institutionnel | Déontologie | Déontologie

Déontologie

Date de publication : 10 Juin 2008

 

Le code de déontologie reprend les articles de code de déontologie de l'EAP (European Association for Psychotherapy). Les psychanalystes et les formateurs de l'ISAP sont tenus d'exercer leur profession avec un sens aigu de leurs responsabilités vis à vis de leur propre personne, de leur travail thérapeutique, de leur travail de formateur et des personnes avec lesquelles une relation particulière est créée par le biais du traitement psychothérapeutique. Cela s'applique en totalité aux formateurs.

Les règles de déontologie visent à protéger le patient contre les applications abusives de la psychothérapie par les praticiens et les formateurs. Elles servent de règles de conduites aux membres de l'ISAP et de référence en cas de plainte.

1- La profession de psychanalyste sophia-analyste
La profession de psychanalyste est une discipline spécifique du domaine des sciences humaines. Elle implique un diagnostic, une stratégie globale et explicite de traitement des troubles psychologiques, sociaux et psychosomatiques. La méthode utilisée, la Sophia-Analyse, repose sur des théories scientifiques de psychothérapie.
Par le biais d'une interaction entre un ou plusieurs patients et un ou plusieurs psychanalystes, ce traitement a pour objectif de déclencher un processus thérapeutique permettant des changements et une évolution de la personne à long terme.
Le psychanalyste est tenu d'utiliser sa compétence dans le respect des valeurs et de la dignité de son patient au mieux des intérêts de ce dernier.
Il est tenu de ne pratiquer que les méthodes de traitement dans les domaines de la psychothérapie pour lesquels il peut justifier de connaissances et d'une expérience suffisante.

2- Secret
Le psychanalyste est soumis au secret professionnel absolu concernant tout ce qui lui est confié dans l'exercice de sa profession. Cette même obligation s'applique au cadre de la supervision.

3- Cadre
Le patient doit pouvoir décider lui-même si et avec qui il veut entreprendre un traitement (libre choix du thérapeute).
Le psychanalyste est dans l'obligation d'assumer ses responsabilités compte tenu des conditions particulières de confiance et de dépendance qui caractérisent la relation thérapeutique. Il y a abus de cette relation à partir du moment où le psychanalyste manque à son devoir et à sa responsabilité envers son patient pour satisfaire son intérêt personnel (par exemple, sur le plan sexuel, émotionnel, social ou économique). Toute forme d'abus représente une infraction aux directives déontologiques spécifiques concernant la profession de psychanalyste. L'entière responsabilité des abus incombe au psychanalyste. Tous agissements irresponsables dans le cadre de la relation de confiance et de dépendance créée par la psychothérapie constituent des fautes professionnelles graves.
Les informations fournies au patient concernant les conditions dans lesquelles se déroule le traitement doivent être exactes, objectives et reposer sur des faits.
Toute publicité mensongère est interdite. Exemples :
- des promesses irréalistes de guérison
- la référence à de nombreuses approches thérapeutiques différentes, ce qui laisserait supposer une formation plus étendue qu'elle ne l'est dans la réalité (formations entamées et non terminées).

4- Principes de déontologie concernant la formation et les publications.
Les principes déontologiques énoncés ci-dessus s'appliquent en totalité, par analogie aux rapports entre formateurs et élèves ainsi qu’aux publications.
L'ISAP a créé son instance de recours et d'arbitrage en cas de litige. ( Voir recours et litige).

 

© Copyright AFSA 2008. Tous droits réservés.